RDC: validation des candidatures, la CENI s’explique sur les cas Frédéric Batumike et Aimée Kilolo

RDC: validation des candidatures, la CENI s’explique sur les cas Frédéric Batumike et Aimée Kilolo

La question a fait couler beaucoup d’encres et des salives, après la publication, des listes provisoires des candidats aux élections du 23 décembre prochain. Il s’agit de Frédéric Batumike, 64 ans retenu comme candidat aux élections provinciales dans la circonscription de Kabare, dans la province du Sud-Kivu et d’Aimée Kilolo candidat suppléant à la députation nationale.

La candidature de Frédéric Batumike, condamné à perpétuité pour plus de 40 viols sur des fillettes entre 2013 et 2016, a été jugée recevable par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour concourir aux élections provinciales dans le Sud-Kivu ; et celle d’Aimée Kilolo avocat de Jean- Pierre Bemba candidat invalidé à la présidentielle par la CENI pour subordination des témoins

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Face à la polémique, la CENI délie sa langue. Elle a fourni des explications ce jeudi 30 août dans un point de presse tenu par son vice-président Norbert Basengezi Katintima.

Pour le cas de Frédéric Batumike, la CENI affirme qu’il s’agit là d’un député provincial condamné pour crimes contre l’humanité et viols par la cour militaire du sud Kivu. C’est seulement le mercredi 29 août dernier que la cour militaire du sud Kivu a déposé son arrêt au secrétariat exécutif provincial de la CENI sud Kivu. Elle rappelle également à l’opinion que la loi électorale n’exige pas qu’il soit joint l’extrait du casier judiciaire à la déclaration de candidature d’un député national ou provincial. « La grande responsabilité est placée du côté des partis et regroupements politiques, ainsi que des organisations de la société civile qui devaient avoir des témoins, journalistes, et observateurs qui devraient dénoncer ce cas dès l’affichage de listes au BRTC ». « Ce qui n’a pas été fait » poursuit le vice-président de la CENI.

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Concernant le cas d’Aimée Kilolo, la CENI dit qu’il s’agit d’un candidat suppléant frappé d’une double cause d’invalidation : sa nationalité belge et sa condamnation pour subordination des témoins. Pour la CENI, comme ces deux causes ont été non dénoncées pendant l’affichage des listes au BRTC, elle n’avait aucun élément pour le déclarer non conforme. « C’est par les deux lettres du ministre de la justice nous envoyant l’arrêt que la chambre d’appel de la CPI (Cour pénale internationale) a rendu dans l’affaire subordination des témoins que nous sommes rendus compte qu’il était belge »

La CENI préconise comme solution à ce problème la moralisation de la classe politique et la maîtrise de la loi électorale. Elle évoque l’article 16 de la loi électorale qui voudrait que leur parti et ou regroupement politique les remplace par d’autres candidats. Elle affirme que le parti politique APCU et alliées de Frédéric Batumike l’a déjà fait.

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