Lubumbashi : quand la jeunesse politique vire à des milices incontrôlées

Lubumbashi : quand la jeunesse politique vire à des milices incontrôlées

Les violences survenues du 12 au 14 avril 2026 dans la commune Kenya, à Lubumbashi, relancent le débat sur la jeunesse au sein des  partis politiques congolais. Cette jeunesse s’est muée depuis un temps en des milices incontrôlées Les partis politiques semblent avoir perdu le contrôle de ces jeunes qui sèment le trouble et s’affrontent avec des armes blanches sans que cela ne dérange les dirigeants de ces partis moins enocre l’etat  lui- meme.

Selon le communiqué de la société civile du Haut-Katanga, les affrontements ont opposé des jeunes affiliés à l’Union des nationalistes et fédéralistes congolais (UNAFEC), communément appelés « Zoulous », à d’autres jeunes se réclamant de l’Action pour la rupture et le développement (ARDEV). Pendant deux jours, ces violences ont paralysé une partie de la commune Kenya, où plusieurs commerces sont restés fermés. Selon la même source, le bilan provisoire fait état de deux véhicules incendiés, de boutiques cambriolées et de plusieurs blessés graves.

Des groupes structurés au-delà du simple militantisme

Ces affrontements  et ces troubles à l’ordre public ne sont pas des cas isolés. La province du haut Katanga est souvent les theatre de ces heurts entre jeunes des partis politiques ou avec les forces de l’ordre.  Ce qui inquiète la Societé civile du  Haut Katanga.  Pour la thématique Paix et securité , le  phénomène est plus profond. Ainsi, elle dénonce l’existence de groupes de jeunes organisés au sein des partis politiques. Pour Bertin Tshoz point focal de cette Thematique « le fonctionnement de ces groupes  dépasse le cadre du militantisme classique ».

Ces structures, souvent désignées par des appellations spécifiques, semblent répondre à des logiques de mobilisation rapide. De plus , ils sont prêts à l’affrontement, dans un contexte de rivalités politiques locales. Pour Bertin Tshoz il s’agit plus de lutte pour le controle des territoires ou quartiers. Agissant comme des gangs , ils  font la loi et imposent la peur.

dans certains strure comme la JUNAFEC, ils sont constitués comme une armée. Ils ont des brigades et des commandements. Ils s’estiment souvent intouchables. Ceci est aussi valable pour d’autres mouvements comme la Jeunesse de l’Union pour la démocratie et le progrès social. Ces jeunes ne repondent à aucune loi.

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Les responsables des parties et l’Etat pointés du doigt

Dans son communiqué, la société civile appelle explicitement les responsables politiques à revoir leur mode d’encadrement des jeunes. Elle les accuse, de manière générale, de favoriser la création de groupes assimilables à des milices. Ainsi Bertin Tshoz appelle les parties à former la jeunesse et à mettre des mecanismes pour leur ancadrement.

de son coté Duc Mbuyi membre de la Lutte pour le Changement un mouvement citoyen  pense que c’est l’etat qui a failli à sa mission.  Celle de proteger les citoyens et leurs biens. Car , le citoyen est la prmiere victime de ces afrontements et troubles.  « L’Etat doiit reajuster les tirs « , insiste t-il.  Il rappelle neanmoins les partis politique ont un imperatif. .Il s’agit du respect de la loi.

Le communiqué evoque aussi une réponse sécuritaire  insuffisante. Car malgré les multiples interventions des forces de l’ordre ces affrontements sont récurrents.  La crainte de la societé civile c’est de voir ces affrontements  risque de basculer dans une violence organisée.