RDC: plus de 1.581 milliards des recettes mobilisées en une semaine
Les régies financières de la République démocratique du Congo ont mobilisé 1.581,6 milliards de francs congolais entre le 15 et le 22 mai 2026, selon la note de conjoncture économique publiée par la Banque centrale du Congo (BCC).
Ces recettes proviennent principalement des impôts directs et indirects. La Direction générale des impôts (DGI) a collecté 881,8 milliards de CDF. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a mobilisé 463,0 milliards. De son côté, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD) a réalisé 236,9 milliards de CDF.
Selon la BCC, les recettes enregistrées au 22 mai représentaient près de 70 % des prévisions fixées dans le plan de trésorerie de l’État pour le mois en cours.
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Une mobilisation soutenue après les performances d’avril
Cette évolution intervient après une échéance fiscale jugée favorable au mois d’avril.
La Banque centrale indique que les recettes de l’État ont atteint 4.891,1 milliards de francs congolais en avril 2026. Ce montant a dépassé les prévisions arrêtées à 4.462,7 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 109,6 %.
Grâce à cette performance, le Trésor public avait dégagé un excédent de trésorerie de 1.588,2 milliards de CDF, contre 870,6 milliards initialement programmés.
Les recettes d’avril ont notamment été soutenues par les impôts directs et indirects, les recettes douanières ainsi que les recettes parafiscales.
Un contexte économique porté par l’activité minière
La mobilisation des recettes intervient dans un environnement économique marqué par le dynamisme des industries extractives.
Dans sa note de conjoncture, la BCC rappelle que l’économie congolaise continue d’être soutenue par les activités minières, particulièrement celles liées au cuivre, au cobalt et à l’or.
Les industries extractives demeurent ainsi le principal moteur de l’activité économique nationale. Elles contribuent largement à la création de richesse et à l’élargissement de l’assiette fiscale.
Parallèlement, la Banque centrale relève la poursuite de la reprise des activités hors mines, dans un contexte de stabilité globale de l’environnement macroéconomique intérieur.
Pour le mois de mai, les ressources mobilisées devraient principalement servir au paiement des salaires des agents de l’État, au fonctionnement des institutions publiques ainsi qu’au financement des dépenses en capital.

