Projet Lobito :Des craintes sur la destruction des écosystèmes
Le projet du corridor de Lobito reliant la RDC, la Zambie et l’Angola est au cœur des débats dans tous les forums nationaux et internationaux. La question de son impact socio-économique et environnemental suscite un intérêt particulier. Voilà qui justifie la tenue à Lubumbashi d’un panel des acteurs de la société civile, des institutions étatiques ainsi que des partenaires techniques et financiers sur ce projet.
Ce panel sur le corridor de Lobito est organisé par le consortium informel d’organisations de la société civile. C’est dans le cadre de la 21ᵉ édition de DRC Mining Week. Cette conférence du secteur extractif se tient à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga du 17 au 19 juin 2026.
Lire aussi : Corridor de Lobito : OEARSE attire l’attention des autorités de la RDC
Lors de ce panel, les réflexions ont tourné autour de la préservation des écosystèmes et de l’impact socio-économique.
Des propositions pour améliorer le projet
Ainsi, pour les participants, l’évaluation de ce projet avant sa mise en œuvre est primordiale. « À l’heure actuelle, il est très important de faire une évaluation environnementale stratégique entre la RDC-Zambie et l’Angola » estime Hervé Kafwamba, directeur provincial de l’Agence congolaise de l’environnement (ACE). Celui-ci indique que cette évaluation doit être accompagnée par un cadre de certification environnementale et sociale. « Pour éviter qu’un seul projet crée de distorsions, il faut renforcer les dispositions de sanction.»
De son côté, Jean-Pierre Okenda, directeur de l’ONG la Sentinelle, met aussi un accent particulier sur le respect de l’écosystème. Car selon lui, chaque aspect doit être évalué. « Il ne faut pas penser seulement à l’aspect économique de ce projet. Mais il faut penser aussi à la protection de l’environnement”, a t-il déclaré.
En outre, André Ntumba membre de l’ONG Afrewatch le projet du corridor de lobito soulève d’autres préoccupations . « C’est le temps de relever les défis en termes de transparence, d’évaluation environnementale, d’impact sur l’écosystème et de redevabilité », dit-il. Et d’ajouter : « Tenir compte de ces aspects permet de garantir un modèle économique prenant en compte les écosystèmes ainsi que des bénéfices aux communautés impactées.

