Lualaba : pollution de la rivière Luakusha, AFREWATCH exige une enquête
L’inquiétude grandit dans les villages de Kahindu et Mibanze, dans la province du Lualaba. Les habitants disent avoir découvert, au matin du 20 juillet, la rivière Luakusha teintée d’une couleur rougeâtre. Selon leurs témoignages, des poissons et d’autres espèces aquatiques morts, flottaient à la surface de l’eau.
Quand je suis arrivé à la rivière hier vers 11 heures, j’ai vu une eau rougeâtre. Les poissons étaient morts, les grenouilles aussi. Même les vers de terre gisaient sans vie. L’eau a envahi les cultures maraîchères. Et ce mardi matin, elle a toujours la même couleur, raconte Henri Nawej contacté au téléphone.
À Kahindu, dans la province du Lualaba, le spectacle est saisissant. La rivière Luakusha, habituellement claire, présente une teinte rougeâtre qui inquiète les habitants. L’eau s’est répandue jusqu’aux champs maraîchers voisins, faisant craindre des dégâts pour les cultures. Depuis deux jours, les riverains vivent dans l’incertitude et redoutent les conséquences de cette pollution présumée sur leur santé, leurs récoltes et leur principale source d’eau.
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AFREWACH exige une enquête.
Alertée par les communautés, l’Observatoire africain des ressources naturelles (AFREWATCH) n’a pas tardé à réagir. Dans un tweet sur X, l’organisation demande à Mutanda Mining , filiale du groupe Glencore,de s’expliquer sur les circonstances de cet incident. Jean-Pierre Lwamba, membre de cette organisation, insiste sur la nécessité de Mumi de communiquer sur l’incident. “L’entreprise n’a rien dit sur cette situation qui touche les communautés”, dit-il. Il explique par ailleurs que les communautés risquent de consommer l’eau ou les poissons contaminés. “MUMI doit prendre des mesures pour préserver la vie des communautés”, insiste-t-il encore.
L’organisation appelle également l’entreprise à venir en aide aux communautés concernées et à prendre des mesures de réparation et de restauration si sa responsabilité est établie.
L’organisation invite enfin les autorités provinciales du Lualaba, la Division de la protection de l’environnement minier (DPEM) et l’Agence congolaise de l’environnement (ACE) à ouvrir une enquête. Elle demande que des analyses de l’eau soient réalisées rapidement afin d’évaluer l’ampleur des dégâts et de protéger les populations.
Au moment de la publication de cet article, Mutanda Mining n’avait pas encore communiqué sur les faits rapportés par AFREWATCH. Nous avons également contacté la directrice de Glencore RDC qui n’a pas pu réagir sur la situation.

