Lubumbashi: la CNDH dénonce les conditions de détention de plus de 500 personnes arrêtées à Kambove

Lubumbashi: la CNDH dénonce les conditions de détention de plus de 500 personnes arrêtées à Kambove

La CNDH dénonce les violations des droits de personnes poursuivit et détenus a la Brigade de recherche et de surveillance (BCRS). Elle juge inhumain les conditions de détention de plus de 500 incarcéré à la BCRS. D’après la CNDH, ces personnes ont été Interpellées dans le territoire de Kambove dimanche 01 novembre 2026 et transféré à Lubumbashi. 

Lors d’une visite effectuée mardi 03 novembre dans les installations de la BCRS, le coordonnateur provincial de la CNDH, Joseph Kongolo, a constaté une surpopulation alarmante. Construit pour accueillir une cinquantaine de personnes, le lieu en abrite aujourd’hui plus de 500. Cette situation plonge les détenus dans une promiscuité extrême.

À l’intérieur, la chaleur est accablante. L’air est lourd.  Entassées dans des espaces inadaptés, les personnes détenues transpirent abondamment. Les toilettes sont bouchées et les fosses septiques obstruées, aggravant davantage les conditions d’hygiène.

Cette situation porte atteinte à la dignité des personnes privées de liberté. Pour la CNDH, leurs droits doivent être respectés à toutes les étapes de la procédure judiciaire. C’est -à-dire depuis l’enquête préliminaire, au niveau des services de sécurité, au niveau de l’enquête policière et du parquet, jusqu’à ce que les dossiers soient envoyés pour fixation. A expliqué le coordinateur provincial de la CNDH.

Des conditions de détention dénoncées

Les personnes concernées ont été arrêtées lors d’une opération mixte menée par l’armée et la police à Kambove. Selon la communication de la police dimanche dernier, elles sont notamment soupçonnées d’entretenir l’insécurité et de voler des produits appartenant à une entreprise minière de la place.

Selon la CNDH, les auditions ont déjà commencé et se poursuivent normalement dans le cadre de l’enquête policière. Les dossiers devraient ensuite être transmis au parquet. Si Joseph Kongolo se réserve de commenter la régularité des arrestations, il dénonce les conditions dans lesquelles les personnes sont détenues.

« Nous dénonçons l’executé du lieu de détention. Il y a violation des droits d’une personne poursuivie. C’est mieux de les dispatcher dans d’autres centres de détention pour permettre un bon déroulement des auditions. Ceci sans leurs conditions de détention ne pose problème.”

La CNDH envisage le désengorgement des cellules

Concernant la durée du séjour des détenus à la BCRS, Joseph Kongolo indique qu’elle dépendra de la célérité des officiers de police judiciaire (OPJ) dans la conduite des auditions. Une fois celles-ci terminées, les dossiers devront être transmis au parquet pour la suite de la procédure.

Si les faits reprochés sont établis, les personnes interpellées devront répondre devant les instances compétentes. Toutefois, rappelle la CNDH, les poursuites judiciaires ne justifient pas des conditions de détention contraires à la dignité humaine.

Par ailleurs, les tentatives de rencontrer les responsables de la Police nationale congolaise (PNC) afin d’obtenir davantage d’explications sur la situation n’ont pas abouti. La CNDH de son côté a néanmoins promis de poursuivre avec une nouvelle visite à la BCRS.

En parallèle, la Commission prévoit de saisir le procureur général près la cour d’appel du Haut-Katanga. Elle souhaite examiner la possibilité de transférer une partie des détenus vers d’autres lieux de détention. Ceci, afin de désengorger provisoirement les installations, en attendant la transmission éventuelle des dossiers au parquet.

La société civile réclame la libération des innocents

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De son côté, Bertin Tshoz, acteur de la société civile estime que des personnes innocentes pourraient figurer parmi les détenus. Il appelle ainsi à leur libération, sans exiger aucun paiement.

Pour cet acteur de la société civile, les personnes qui ne sont pas impliquées dans les faits reprochés ne devraient pas continuer à subir les conséquences de cette arrestation collective.