Mwadingusha: un militaire accusé de viol sur mineure de 15 ans
Une adolescente de 15 ans aurait été victime d’un viol présumé le 21 juillet au niveau du barrage de la SNEL à Mwadingusha, dans le territoire de Kambove, province du Haut-Katanga. La famille dénonce des incohérences dans la prise en charge de ce dossier auprès de la justice.
Selon cette survivante, elle revenait du champ lorsqu’un militaire qui assure la garde du barrage de Mwadingusha, sur l’axe menant vers Kasala, l’aurait appelée sous prétexte d’acheter des légumes. Il lui aurait ensuite demandé de déposer les légumes dans sa maison. “Une fois à l’intérieur de la maison, le militaire a commencé à faire des attouchements.” “J’ai refusé.” Je lui ai expliqué que mes parents m’avaient interdit de telles pratiques. Le militaire a menacé de me tuer si je refusais. Et il m’a violée », explique-t-elle.
La jeune sœur de la victime, qui l’accompagnait, affirme avoir constaté que sa grande sœur tardait à revenir. Après plusieurs appels restés sans réponse, elle serait allée prévenir leurs parents, qui ont alors entrepris des recherches. « J’ai beaucoup appelé et elle ne répondait pas. C’est ainsi que j’ai couru vite pour alerter les parents », explique-t-elle.
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La famille dénonce des incohérences dans la justice.
Par ailleurs, l’oncle de la victime indique que les parents de la victime se seraient rendus auprès des services compétents pour porter plainte. Cependant, il dénonce des pressions exercées par des officiers de police qui auraient menacé de la placer en détention. Et ils auraient empêché l’évolution normale du dossier.
« On nous a dit que ma sœur était en détention avec son mari car ma fille a été violée. Ils étaient partis dénoncer et l’officier sur place a voulu étouffer le dossier. « Après l’intervention de la société civile, ils ont été libérés », déclare-t-il.
De plus, il souligne qu’un médecin aurait été sollicité pour établir un certificat médical dont les conclusions seraient contestées par la famille. Selon l’oncle, la famille n’a jamais pu rencontrer ce médecin afin d’obtenir des explications sur les résultats de l’examen.
Clémentine Kiloba, la grand-mère de la victime, indique qu’elles ont introduit une réclamation de la réquisition médicale afin d’avoir un autre avis médical. « Nous avons demandé une réquisition médicale. « Dès ce vendredi la fille sera conduite à Kapolowe pour des examens », dit-elle.
Quant au présumé violeur, il a été conduit à Kabomve pour un éventuel jugement.

