Kolwezi: les creuseurs artisanaux retournent dans la rue

Kolwezi: les creuseurs artisanaux retournent dans la rue

Après quelques jours d’accalmie dans la ville de Kolwezi, les tensions reprennent. Ce lundi 26 octobre 2026, les creuseurs artisanaux de la cité de Mutoshi ont paralysé les activités. Les comptoirs d’achat des produits miniers restent fermés.

En effet, plusieurs routes ont été barricadées. La circulation des véhicules a été interdite. Des pneus ont été brûlés entre Mutoshi et le quartier Kasulu. Face à cette situation, plusieurs parents ont retiré leurs enfants des écoles de cette partie de la ville.

La décision des autorités provinciales, notamment celle de la gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka, reste au centre de la crise. Elle concerne les entités de traitement et les comptoirs d’achat des produits miniers.

« On nous a dit que les dépôts allaient ouvrir pour nous permettre de continuer notre travail. Par contre, nous constatons que les Chinois, même ceux qui sont en règle, sont interdits d’accès aux sites. Ils sont également empêchés d’ouvrir les dépôts d’achat de nos minerais », raconte un creuseur artisanal de Kasulu.

Ainsi, Kolwezi reste sous la pression des creuseurs artisanaux. Ces derniers réclament des solutions à leurs revendications. Ce lundi mouvementé intervient après une semaine d’échauffourées dans la capitale mondiale du cobalt.

Luilu reste aussi sous tension

Par ailleurs, dans la cité de Luilu, les creuseurs artisanaux n’ont pas manifesté. Cependant, un climat de peur règne dans cette partie de la ville.

A Luilu, les écoles ont également renvoyé les élèves dans leurs familles. Pendant ce temps, les boutiques d’habillement, les magasins d’alimentation et d’autres commerces sont aussi restés fermés.

Pourtant, selon Fifi Masuka, « aucune entité de traitement de minerais n’est fermée, encore moins suspendue au Lualaba ». Cette déclaration remonte au 20 octobre dernier. Depuis lors, l’autorité provinciale ne cesse d’appeler les exploitants artisanaux au calme.

Cependant , les creuseurs artisanaux disent qu’ils ne comprennent pas pourquoi personne n’achète leurs produits miniers. Ainsi, ils exigent que la déclaration de la gouverneure se traduise en acte concrets.