JED appelle les journalistes au professionnalisme pour leur sécurité
L’ONG Journalistes en danger invite les professionnels des médias au strict respect de l’éthique et de la déontologie professionnelle. Cette règle d’or, permet aux journalistes de réduire tant soit peu, les risques professionnels auxquels ils sont confrontés dans l’exercice de leur métier au quotidien. Cet appel à la prise de conscience, est lancé par JED à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga.
Au cours d’un atelier de deux jours, soit du jeudi 23 au vendredi 24 juillet 2026, une vingtaine de journalistes de la ville de Lubumbashi, Likasi et Kipushi sont renforcés en capacités. Cet atelier met un accent particulier sur « le renforcement de la protection des journalistes face aux risques sécuritaires en milieux hostiles ». Tout au long de ces 2 jours, quelques cas pratiques sécuritaires vécus par certains journalistes ont été racontés afin de stimuler des échanges basés sur des expériences vivantes.
Pour l’ONG JED, appuyée par l’ambassade de la République d’Allemagne à Kinshasa, l’objectif est de renforcer les capacités d’auto-protection des journalistes. C’est dans le but de réduire les risques auxquels ils font face chaque jour dans la pratique de leur profession.
La liberté de la presse en chantier en RDC ?
Par ailleurs, cette remise à niveau est organisée après plusieurs cas d’attaques, de menaces et de violences constatés par JED en milieu des journalistes. « Comme vous le savez, la RDC est considérée à l’échelle mondiale comme l’un des pays les plus à risque pour les journalistes », indique Sylvie Manda, correspondante de cette structure dans le Haut-Katanga. « Actuellement, la RDC occupe la dernière place sur la liberté de la presse. Elle est à la 122ᵉ place sur 180 pays au classement mondial selon Reportage sans frontières », a-t-il poursuivi.
De ce fait, pour réduire tant soit peu les risques sécuritaires auxquels sont confrontés les journalistes, JED appelle les chevaliers de la plume et du micro au professionnalisme. Car selon cette organisation, la première ceinture pour la sécurité d’un journaliste dans l’exercice de son métier demeure dans son professionnalisme.
Pourquoi les journalistes sont-ils souvent menacés?
Les risques auxquels sont confrontés les journalistes dans l’exercice de leur métier, sont multiples. « Ces risques sont souvent enregistrés chez certains journalistes faute de précautions par les victimes » indique Ruth Kutemba, l’une des facilitatrices à cette formation. Toutefois, elle poursuit que d’autres journalistes se sont retrouvés derrière le barreau pas parce qu’ils n’ont pas pris des mesures ou des précautions mais parce qu’ils se sont trouvés là de manière injuste. Ainsi, elle rappelle ses confrères à ne jamais négliger même petites choses lorsqu’il s’agit d’exercer la profession.
De son côté, Max Pande Kisimba, ministre provincial de la Communication, est aussi conscient du danger que courent les journalistes dans leur métier. « Étant 4ᵉ pouvoir, le travail que vous abattez est énorme », a-t-il rappelé dans son mot de circonstance. Toutefois il reconnaît le risque de ce métier. « C’est un métier à très haut risque. Mais nous faisons de notre mieux pour vous accompagner et vous sécuriser », a-t-il renchéri.
Il sied de noter que cette formation concerne six provinces de la RDC. À savoir : le Lualaba, le Haut-Katanga, le Nord-Kivu (Beni), le Maniema, l’Ituri et la Tshopo.

