RDC : après la mort du Magistrat Vincent Muana Mulenda le CSM relance le débat sur le port d’arme

RDC : après la mort du Magistrat Vincent Muana Mulenda le CSM relance le débat sur le port d’arme

La mort de Vincent Muana Mulenda ne laisse pas seulement un vide au sein de la magistrature du Haut-Katanga. Elle remet aussi sur la table une vieille question  Comment assurer la sécurité des magistrats, y compris à leur domicile ? Pour le conseil supérieur de la magistrature(CSM),le moment est venu de repenser la protection des magistrats.  Mais aussi de prendre des mesures pour faciliter la mise en application de la disposition sur le port d’arme des magistrats.

Dans un communiqué publié le 21 septembre, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) revient sur l’attaque qui a coûté la vie d’un Juge président a la cour d’appeldu Haut-Katanga.

Vicent Mwana Mulenda a succombé de ses blessures après l’attaque survenue à son domicile, à Lubumbashi, dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre. Selon le CSM, des hommes armés, dont l’identité n’était pas encore connue, sont à l’origine de l’attaque.

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Le décès de Vincent Muana Mulenda intervient alors qu’il était toujours en fonction. Sa disparition a donc provoqué une vive émotion au sein de la magistrature congolaise. Mais, au-delà de l’émotion, une autre préoccupation s’impose désormais. Il s’agit de la protection des magistrats.

Le CSM demande davantage de sécurité

Le Conseil supérieur de la magistrature demande aux autorités chargées de la sécurité publique de renforcer les mesures de protection autour des magistrats et de leurs résidences. Cette demande intervient après une attaque qui s’est déroulée au domicile même d’un haut magistrat.
Pour le CSM, les magistrats doivent pouvoir exercer leurs fonctions dans un environnement sécurisé. Cette protection ne devrait donc pas se limiter aux tribunaux et aux cours de justice. Surtout, le Conseil relance le débat sur le port d’une arme de petit calibre par les magistrats.

Dans son communiqué, l’institution s’appuie sur l’article 19, point 5, de la loi organique portant statut des magistrats, telle que modifiée en 2015. Elle demande aux autorités compétentes de faciliter les procédures afin que cette disposition puisse être effectivement appliquée.
L’objectif avancé est celui de l’autodéfense.
Pour le CSM, la possibilité pour un magistrat de disposer d’une arme pourrait également avoir un effet dissuasif face à certaines menaces

Des questions restent sans réponse

Pour autant, cette demande ne règle pas les interrogations autour de l’attaque de Lubumbashi.
Qui étaient les assaillants ? Pourquoi son domicile a t-i été  ciblé ? S’agissait-il d’un acte de banditisme ou d’une attaque liée à ses fonctions ? Pour l’heure,  ces questions restent sans reponses.
Le CSM réclame ainsi une enquête approfondie. Les circonstances exactes de l’attaque devront être établies.  Il espere voir les auteurs également identifiés, tout comme d’éventuels complices ou commanditaires.
La magistrature suit de tres près Cette enquête. Car derrière la mort de Vincent Muana Mulenda, c’est aussi la question de la sécurité de ceux qui rendent la justice qui se pose. À Lubumbashi comme ailleurs, les magistrats restent exposés aux risques liés à leurs fonctions.  Surtout lorqu’ils sont en dehors des palais de justice. Et désormais, le CSM veut que cette réalité soit prise en compte dans les mesures de protection qui leur sont accordées.